mardi, 24 janvier 2012

[D]EUX MILLE ONZE

En 2011, j'ai
vécu le Bloco Chango avec 20 autres percussionnistes, parfois animé les ateliers de percussions brésiliennes toute seule comme une grande, passé un peu de temps avec une fille prénommée Heidi, fait des soupes, fait un concours de danses de salon avec Anne-Claire, vu Pierre Lapointe seul au piano, été à la plage en bonne compagnie au mois de février, fait de la couture pour des tambours, été au ciné, encore et encore, assisté à un spectacle de cirque et fanfare au Quai, assisté à un concert de Kwal, génial garçon, joué du tambour place du Ralliement, 4 fois, passé une semaine dans un appartement top classe à Barcelone, fait 5 ou 6 carnaval dans 3 groupes différents, observé la naissance d'un groupe, et la mort de 2 d'entre-eux, joué de la guitare sur la plage, fait des photos, fait de la caisse-claire, passé un peu de temps dans la peau du Village People constructeur, tricoté, un peu, trois fois rien même, pas fini l'écharpe de papi, découvert Félix qui découvrait le monde, passé un week-end dans un gîte troglodytique, glandé comme il se doit au parc de Procé, fait du vélo avec Louison, fait du vélo avec Maud, puis du vélo avec Maud et Simon et Julien, fait un soleil avec mon vélo, vu un concert magique de Titi Zaro, dans un endroit magique, passé du temps à la plage avec des gens formidables, donné des rdv à Louison, été en Allemagne avec une bande de dingos Percutos pour rencontrer une bande de dingos allemands, pris le train, sans carte 12/25 puis avec une carte 12/30, visité des appartements, donné des rdv à Katy, fêté des anniversaires, fait des surprise, écrit des chansons d'anniversaire, joué de l'ukulélé, avec Paulo, puis avec Yean-Yacques, vu la Sagrada Familia, suivi les traces de Gaudi, mangé des glaces au turron, pas compris Suzette, kiffé David, leadé en public pour la première fois de ma vie, chuté devant tout le monde pour l'occasion, passé une journée musicale avec des gens de plein de groupes différents, dansé sur Bal d'Escale, vu un spectacle des Gérard-Gérard, vu Maud faire "Bah!!? Mais j'les connais!", inauguré le trammway d'Angers, enflammé Angers pour la Fête de la Musique, fait des crêpes chez moi à 1 heure du matin pour le 14 juillet, passé 4 jours ou presque au Brésil, près d'Orléans, à faire, écouter, apprendre de la musique, vu un concert d'Abd el Malik dîné pas mal de fois chez Maud et Seb, et chez Anne-Claire et Matthieu, fait de la peinture, acheté des tonnes de disques, classé mes disques par couleurs, mangé des pâtes et du jambon mixé avec Katy, vu plein de concerts gratuits, en plein air, avec Louison, Maud, Simon, Katy, déménagé, déménagé Agathe et Titou, déménagé Anne-Claire et Matthieu, déménagé Papi et Mamie, fait une dernière soirée dans un appartement vide, été à Décathlon sous la pluie, pas pu faire autrement que de rentrer complètement trempée, prêté des fringues et des chaussures à une crevette, acheté 6 paires de chaussures, peut-être 7, mangé une raclette un 6 août, découvert une petite fille qui pourrait être la mienne, fait du canoë sur la Loire, passé du bon temps à Toulouse, goûté la Méditerrannée, elle était bonne, fait du co-voiturage, passé du bon temps au Pouliguen, eu un cours privé sur les marais salants, mangé du poulet de Jacky, passé beaucoup de temps dans la peau d'un Padox, kiffé les Accroche-Coeurs, hébergé une Rennaise en mal d'Angers, vu des spectacles de fous, pris des cours de batterie, décoré des surdos, été à la mer au mois d'octobre, sous le soleil, fait du tambour avec David, décoré ma première citrouille d'Halloween, gagné deux concours d'architecture, fêté Noël avec Julie parce qu'on est cousine (enfin!), eu deux fois le même cadeau de Noël, fait des courses pour 25, puis pour 14, pris un bateau pour Groix, vu Jaouen et Marie-Puri au TNT, avec Chaka aux percus, envoyé un million de textos, fêté dignement la fin de 2011, et kiffé le début de 2012, écrit trois pages de trucs que j'ai fait en 2011 et j'ai aimé ça.

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lundi, 03 octobre 2011

[P]RINTEMPS

Prendre le train et aller vers le nord. Prendre le train et aller jusqu'au bout de la ligne vers le nord. Prendre le train en bonne compagnie. Écouter dans ce train de la musique sur le même iPod. Prendre le train sous le soleil, vers le nord, en musique, avec une jolie jeune fille pour aller voir la mer. S'arrêter au bout du bout de la ligne vers midi. Se faire surprendre par le soleil d'octobre. Se croire au [P]RINTEMPS. Prendre le chemin le plus court pour voir la mer plus vite. La sentir, l'entendre, la deviner et enfin la voir. Haute. Bleue. Claire. Calme. Se dire que vivre loin d'elle est inimaginable. Ne pas savoir de quoi demain sera fait mais espérer qu'elle ne sera pas trop loin.

Arpenter les ruelles sombres et étroites de la ville close. Arpenter les ruelles sombres et étroites de la ville close en restant éloigné de la horde de touristes venue en short profiter du soleil. Arpenter ces rues et arriver sur les remparts de cette ville close entourée d'eau. Observer l'horizon. Entendre les cris des enfants. Marcher près de cette jolie jeune fille et profiter de ce moment particulier qui n'est et ne sera qu'à nous.

Manger sur une plage bondée. Voir se découvrir la piscine. Aller goûter l'eau et se dire que "c'est carrrément faisable!" Discuter de tout et de rien. Parler de la ville. De mes souvenirs ici. L'écouter. L'écouter elle qui n'en n'a aucun ici. Se dire que ses premiers souvenirs ici seront marqués par ma présence. Aimer cette idée.

Faire la queue. Faire la queue pour les meilleures glaces du monde. Prendre les mêmes parfums qu'il y a 4 ans. Ou peut être 5. Se dire que "oh! La vache! Exactement comme dans mon souvenir!"  La voir sourire en mangeant cette glace qu'elle ne retrouve plus ailleurs. Penser à ceux qui ne sont pas là. Mais pas longtemps.

L'attendre. Prendre des photos de l'endroit pendant qu'elle va se baigner. La regarder s'éloigner. Prendre une photo mentale et se dire qu'on n'oubliera jamais cette journée. Profiter du soleil allongée sur ce sable humide. Dessiner sur le sable, à sa demande. Et aimer ça. La faire rire. Et aimer ça. Quelques photos. Des vraies. Pour la postérité et pour se dire que ce [P]RINTEMPS au mois d'octobre à vraiment existé.

Aller boire un verre dans le bar au nom le plus long du monde. S'émerveiller dans cet endroit qu'on n'avait plus revu depuis 4 ans. Ou peut être 5. Repenser à toute cette bande de fous furieux. Lui expliquer. Un peu. Essayer de ne pas penser à la fin de cette journée qui approche pourtant.

Retourner vers la gare.

Galère de la SNCF.

Co-voiturage express.

Bouchons de merde.

Discussion par textos dans l'auto.

Annulation du deuxième billet de train.

La sentir me serrer contre elle lorsque la solution du retour a été trouvée.

Traîner avec elle à la gare de Rennes en attendant le second co-voiturage.

Passer plus de temps à ses côtés finalement.

L'entendre dire qu'elle n'aime pas les dimanches soirs depuis un mois.

Se rendre compte qu'on a passé tous les dimanches ensemble depuis un mois. Sauf les dimanches soir.

La serrer très fort au moment de se dire au revoir et lui murmurer que vendredi n'est pas si loin. En ne le pensant pas une seule seconde.

Et repartir vers la vraie vie dans la nuit. Le coeur serré mais content.

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jeudi, 29 septembre 2011

[R]ETOUR

Je suis présentement en train de me dire que ça serait bien que je reprenne les rennes de ce blog.

J'en ai l'envie en tout cas.

Pour raconter quoi, ça je n'en sais encore rien mais ça viendra, je le sais.

Y'a  plein de nouveaux dans ma vie depuis [s'en va chercher la date de son dernier post] le 10 mars 2009 [ha bah oui, ça fait quand même 2 ans et demi...]. De nouveaux amis, de nouveaux instruments, de nouveaux projets, de nouveaux voyages, de nouvelles amours, de nouvelles prises de têtes et de nouvelles chaussures...

 

Si j'y pense donc, je continue!

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mardi, 10 mars 2009

[E]NCONTRO

Il y avait du soleil.
Il y avait un gîte. Un gîte perdu au milieu de nulle part, à des lieux de la première âme qui vive, entouré de champs.
Il y avait des surdos. Il y avait des caisses claires. Il y avait des tamborims, des cloches, des chocalhos, des répiniques, des baguettes et des mailloches.
Et des bouchons dans les oreilles.
Il y avait des mains qui agitaient tout ça. Des corps qui se balançaient. Des pieds qui marquaient le pas.
Il y avait des Saperkupopettent et des Percutos qui groovaient au doux son de leurs instruments, sans cesse, dans joie toujours renouvelée.
Il y avait des courbatures, des maux de dos, des ampoules, des crampes et des sourirs.
Il y a eu des poses, des repas pantagruéliques, des "et tu fais quoi dans la vie?", des bières, des Bernardos. Des carambars. Et des saucisses.
Il y avait aussi des djumbés, des beufs, des chansons devant la cheminée, du feu dedans cette dernière, des danseurs, des buveurs et des bavards.
Des ronfleurs aussi.
Et puis il y a eu un petit déjeuné avec les mêmes, les bavards, des chanteurs, les musiciens et les ronfleurs. Qui se font engueuler comme ça le matin... Mais tous ceux là ont repris leurs sourires, leurs instruments, leurs mains et se sont remis à jouer, à groover, à percuter qui un surdo, qui un tamborim, qui une cloche ou une caisse.
Il n'y avait plus de soleil mais des manteaux et des écharpes. Mais le son était là. De plus en plus sûr, de plus en plus douloureux mais de plus en plus heureux.
Il y avait 25, 30, peut-être plus, percuteurs qui vivaient en ne pensant qu'à leurs morceaux et qu'au fait que leur prochaine rencontre, au Carnaval, serait festive et absolument explosive.
Il y a eu un week-end entier de musique brésilienne.

 

P1010495


Il y a eu un coucher à 19h30 pour moi, parce que toutes les bonnes choses ont une fin.
En y repensant le lendemain, je me suis dit qu'il y avait eu du bonheur. Et je comprenais mes courbatures.

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mercredi, 18 février 2009

[É]MILE

[É]MILE est mon grand-père. Le père de ma mère. Le père de ma mère, et de ma tante, et de mes oncles. Le grand-père de mon frère, et celui de mon cousin et de sa soeur. Ma cousine adorée.

[É]MILE c'est le gars de la photo. Sur la bannière. Avec ses lunettes et sans ses cheveux.

C'est mon papi. Celui avec qui je regardais les chiffres et les lettres et qui trouvais toujours des mots de 7 lettres quand moi je disais : "si y'avait un "e" de plus j'aurais pu faire "été". Celui qui, pendant ces mêmes émissions, trouvait souvent le bon compte, de tête. Et quand c'était pas lui c'était mamie. Mais elle, elle faisait ses calculs sur de vieilles enveloppes la tricheuse. De veilles enveloppes qui duraient des semaines tellement elle écrivait serré pour pas gâcher de papier.
Les chiffres et les lettres c'était la pause. La pause pendant laquelle on ne tricotait, ni ne crochetait, ni ne jardinait. La pause pendant laquelle on buvait la café qui en fait était de la chicorée mais qu'on appelait quand même café. C'était il y 20 ans. Je crois que c'est toujours pareil. La pause, le café qui n'en n'est pas, les chiffres et les lettres, les mots, les calculs. Moi je ne suis plus à côté de papi sur son fauteuil mais pour le reste, tout y est.

[É]MILE il jardinait, il bricolait, il sculptait il y a 20 ans. Et aujourd'hui il jardine un peu moins mais toujours quand même, il bricole un peu moins mais toujours un peu, et il sculpte aussi, je crois. Il avait fait il y a trèèès longtemps un réplique de sa maison en miniature qui servait de boite aux lettres. Il a fait des portes clés géants à accrocher au mur en pyrogravure artisanale parce qu'il trouvait ça joli. Il a sculpté Surya Bonaly dans un bout de bois. Et de l'autre côté c'était un écureuil.

[É]MILE il creusé un puits au fond du jardin! Et avec mon frère et quelques autres, ils ont consolidé ce puits avec des tubes géants en béton. Et depuis 15, ou peut être 20 ans, le jardin est arrosé grâce à ce puits. Tous les ans. Construit de ses mains!

[É]MILE il a été trésorier du club des anciens pendant super longtemps. Et puis un jour, on l'a accusé de détournement de fonds. Genre il devait manquer trois timbres dans le cahier de compte. Genre. Mais il l'a mal pris. Parce que merde alors, on n'est pas des voleurs dans la famille! Manquerait plus que ça. Alors il s'est drapé dans sa dignité et il est parti comme un prince, non sans avoir fourni les preuves de sa non culpabilité pour clouer le bec de cher monsieur Pochon! Nan mais est-ce que c'est un nom ça d'abord?

[É]MILE, il était boucher-charcutier, Son andouille a été la meilleure que j'ai mangée, il parlait breton, plusieurs bretons, il a accepté que ses deux fils soient gay, sans en faire une maladie, en apparence en tout cas, il n'a pas toujours été fidèle, il supporte de manger la margarine dégueu de ma grand-mère depuis deeeeeees années, et ça il en faut du courage pour ça, il fait du vélo tous les samedis, il crachouille dans ses mains avant de conduire, pour que le volant ne glisse pas,  il va au bal tous les dimanches, il est hyper content de nous voir, tous autant que nous sommes, tous aussi ingrats les uns que les autres à n'aller les voir qu'une ou deux fois l'an, il a presque pleuré lorsqu'à Noël dernier, ma cousine adorée et moi-même leur avons offert un calendrier de nos délires rien que pour eux, et il en espérait un autre cette année, qu'il n'a pas eu manque de temps, il s'excite en regardant fFort Boyard, depuis 20 ans : "La clé! La clé!!! Ooooh mais c'est pourtant pas difficile quand même!", il devient sourd, il met la télé à fond les ballons pour entendre le ting ting ting des chiffres et des lettres et Julien Lepers, juste après, il ne comprend rien à la télécommande de la TNT alors il regarde TF1 un peu brouillé, il plante des patates, des poireaux et des courgettes, que nous, ingrats que nous sommes, mangeons sans vergogne... Et il est généreux.

Est-il heureux? Malheureux? Je ne saurais dire. Je le connais sans le connaître.
Hier c'était son anniversaire, je l'ai appelé mais je n'avais rien à lui dire. Absolument rien à lui dire. Il a une vie de 84 ans, ça fait 27 (OMG) ans que je le connais et je ne sais pas quoi lui dire.
A part évidemmment Bon Anniversaire, mais ça n'importe qui peut le dire.

Comment faire?

samedi, 31 janvier 2009

[D]ÉSAPPOINTEMENT

Ouais ouais, je sais, ça fait trop longtemps mais que voulez vous, des fois on a envie, d’autres fois non et puis ben, là, depuis 5 mois, c’était plutôt non. Avec quelques fois des oui mais pas assez longs pour qu’ils se concrétisent vraiment. Pourtant j’en ai des choses à raconter. Mais des fois ben, c’est mieux de les vivre.  Alors toi, public adoré, ça te [D]ÉSAPPOINTE de venir icitte et de n rien voir de niouveau… Ben ouais, j’le sais bien.

Sauf aujourd’hui dis donc ! Unbilive non ?

Reprenons donc cet ABCDaire comme il se doit.

Le [D]ÉSAPPOINTEMENT est l’état d’une personne trompée dans son attente, déçue dans ses espérances.
Si toi public de l’Internet international, tu ne saisis pas bien le sens du terme [D]ÉSAPPOINTEMENT, je vais te raconter et tu vas tout comprendre.

Il y a quelques temps, quelques semaines, voire quelques mois, je suis allée rendre visite à une amie, que pour des raisons de compréhension, nous appellerons ici « La Guitarra », qui vivait dans le pays des gens fous, dans le pays des roule-à-gauche, dans la Perfide Albion pour faire plus court.
Oh mon Dieu, mais que Diable faisait-elle donc dans cette galère me demanderez-vous ? Pourquoi passer du côté de l’ennemi ? du côté de ces personnages en Chapeau melon et bottes de cuir qui se sustentent de gelly et de gros cornichons sucrés et parlent un langage codé ??? Mais oui ! POURQUOI ???

Bon, sache que le pourquoi de la chose n’a absolument rien à voir avec mon histoire de [D]ÉSAPPOINTEMENT. Donc je ne te dirais pas pourquoi. Parce que si tu savais, tu aurais beaucoup trop de respect pour cette Guitarra, et tu ne pourrais plus te moquer d’elle en tout impunité. Donc silence sur ce point.

Mais quand même, la dite Guitarra, elle passait beaucoup de temps dans le Natural History Museum de London et même que quand j’y étais moi, à London, et ben on se donnait rendez-vous sous la tête du dinosaure du hall… La classe quoi. Oui parce qu’on se donnait rendez-vous parce que bon, moi j’étais là en vacances et elle non, et alors il était hors de question que je me lève aux aurores du matin pour la suivre. No way no way. Donc des rendez-vous sous la tête du dinosaure à 13 heures, moi ça me convenait parfaitement.

Donc on déjeune ensemble, vers Leicester square, on achète des places pour aller se régaler devant Stomp que c’est trop des guedins ces mecs là, et on welcome back to the Museum. Parce qu’y en a une qu’était pas en vacances si vous suivez bien. Visite de son bureau, de la private library, bonjour aux collègues trop cool mais qui malheureusement, parlent trop dans leur langage codé, et petit passage par les toits du Museum, rien que nous deux, comme si on était des James Bond Girls. Sans James Bond. Mais sur le toit. Un truc de malade.

Et puis il est l’heure pour la Guitarra de se remettre à ses activités et pour moi de me remettre à ma non-activité vacancière.
En commençant par une petite visite du dit Museum. Parce que bon, quand même, on a beau être en vacances, à London, tout près de Hyde Parc qui m’attend pour faire une sieste méritée, on n’en n’est pas moins des intellectuels de gauche qui aiment se culturer. Même en vacances. Si si.

Donc me voilà perdue dans les méandres du Museum, à revivre presque en direct live le tremblement de terre de Kobé, à observer, médusée, des squelettes de baleine ou de girafe, à suivre des fourmis dans leur vie quotidienne tout entière dévouée à leur reine et à tomber sur ça :

squelette t.jpg



Oui sur ça !
Et c’est là que le [D]ÉSAPPOINTEMENT s’empare de moi. Limite je tombe en pâmoison tellement ce truc (oui bon l’image est très mauvaise mais en vrai c’étaient des squelettes pour de vrai, coupés en deux) me décontenance.

Les tortues ont la colonne vertébrale soudée à leur carapace ???  Mais enfin non, c’est pas possible ! C’est pas comme ça que ça marche, ils se sont trompés là les gens du Museum… C’est un fake ! Une erreur ! Il y a tromperie sur la marchandise !

Parce que vois-tu, cher public de l’Internet mondial, mon papa, il m’a élevée à la bédé. Avec Astérix, Tintin, Gaston, du bon gros Belge tu vois ; et surtout, surtout ça :

boueetbill.jpg

 


Et donc pour moi, une tortue, elle peut tout à fait sortir de sa carapace quand elle en a envie, comme nous, quand nous quittons nos fringues… ben ouais parce que dans Boule et Bill, et ben y’a aussi Caroline.

bouleetbilletcaroline2.jpg



Oui oui oui, à 26 ans, j’étais persuadée que c’était comme ça une tortue…
Ça m’a toute [D]ÉSAPPOINTÉE. Et je me suis sentie grande tout d’un coup.
Du coup, on peut dire que ce voyage a changé ma vie…

Et après, je suis allée faire la sieste parce qu’une telle découverte m’a épuisée…

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mardi, 02 septembre 2008

[T]IG TAG

Je m'exécute. Sous la vindicte d'une fille qui a changé le titre de son blog... J'préférais celui qui faisait appel à la culture. Quoi que l'anglais c'est aussi de la culture. Mais bon, Marseille quoi!

Soit.

Donc un [T]IG TAG qui n'a pas vraiment de fil conducteur mais que je vais faire parce que j'aime trop les cadeaux.

Les règles :

- Il faut obligatoirement un blog pour participer.  Check OK!

- Les trois premières personnes à laisser un commentaire recevront un cadeau maison de ma part dans les 365 jours.  Check en attente [ais vu le nombre de commentaires ces derniers temps, je m'en fais pas trop] [comment ça c'est proportionnel au nombre d'articles postés???]

- Elles s'engagent en retour à faire de même sur leur blog. [sauf si elles n'en n'ont pas] [ça existe??!??]

 

Il y a 10 ans:

On était donc en 1998. J'avais 16 ans et j'avoue, j'ai pas mal occulté cette période ingrate de la vie d'une jeune fille un peu boulote qui a des bagues sur les dents, des lunettes, pas de sac Paquettage, pas de jean Cimaron, qui ne s'intéresse pas aux garçons [je comprends mieux maintenant] et qui flash sur des filles un peu plus âgées qu'elle dans le bus [je comprends mieux maintenant].
On était donc en 1998. J'avais 16 ans et j'avais passé une partie de l'été avec Pauline, ma meilleure copine du moment [qui l'a quand même été de la maternelle à la Terminale] [du genre fidèle moi] et ses parents sur leur bateau [oui, j'ai aussi tendance à bien choisir mes amies]. Nous étions à La Rochelle pour la finale de la coupe du Monde et on faisait des bracelets brésiliens en regardant le match sur une terrasse. Enfin elle, elle regardait, moi je faisais des bracelets brésiliens. Parce que le foot ben, 10 ans après c'est toujours au même point pour moi : j'aime pas. Point barre. La seule fois où je suis retournée à la Rochelle depuis, c'etait pour les Francos de cette année. Et le 12 juillet, date mythique s'il en est, j'y étais. Et j'envoyais un texto à Pauline pour lui rappeler ladite date. Et comme de par hasard, à peine un quart d'heure après, qui je croise dans la rochelle? Ben ses parents! Qui étaient là en bateau... Unbeulivaibeul.
Bref.
On était donc en 1998. J'avais 16 ans et je finissais ma seconde. Super classe. Avec Pauline. Et Anne-Sophie et Anne-Solenne, les inséparables. Du coup, deux inséparables + deux inséparables, ça faisait 4 inséparables. Malheureusement, les deux Anne-So' écoutaient et vénéraient les Spices Girls, Worlds Appart, G Sqad et autres 2be3... Alors je m'amusais bien à les imiter faire leurs chorégraphies... Moi j'étais fan d'Harry Connick Jr. et de Barbara, au grand dam des dites Anne-So'...
On était en 1998. J'avais 16 ans et en septembre, le vrai calvaire scolaire a commencé. Non pas scolairement parlant mais socialement parlant. Lycée privé catho depuis la sixième, j'étais habitué pourtant. Mais Pauline à redoublé, les Anne-So' ont changé d'école et ma classe est devenue un endroit où je ne me sentais pas à ma place. Sauf avec les profs. Je ne parlais qu'à Izold et Stannislas. Et je méprisais royalement les autres, qui me le rendaient bien. Et le pire, c'est que la Terminale, c'était excatement les mêmes... Ce qui m'a drôlement motivé pour avoir mon bac en fait. Je ne voulais plus de ce lycée. Mais c'était plus en 1998 alors j'arrête.

5 endroits où j'ai vécu :

_A Nantes, au-dessus du Bougainville, le bar que tenait mon père. Pendant 22 ans. Petite j'adorais y passer du temps, rigoler avec les clients et tout. C'est là que j'ai appris à faire des divisions et à dessiner des canards. Mais après, je supportais plus d'y passer. Pourtant, c'était la passage obligé pour l'appartement. Mais j'aimais quand mm l'endroit, la place qu'on avait [quatre étages rien que pour nous quand même] et les fêtes qu'on pouvait y faire. Et qu'on a faites. Je voulais pas déménager rien que pour ça. La place et les fêtes.
_rue de la Patouillerie à Nantes. Un an. Après le Bougainville. J'adore le nom de la rue et c'était à 5 minutes à vélo de l'école d'archi. Et puis le Bé y avait sa chambre alors c'était cool.
_A Saint Herblain, là où sont mes parents actuellement et pour longtemps en mm temps.
_Une coloc avec 4 mecs pendant 6 mois à mon arrivée à Angers.
_Ma bombe seksuelle d'appartement que j'ai rien qu'à moi depuis un mois.

Cinq choses que j'ai faites aujourd'hui :

_Douche.
_P'ti dej.
_J'ai fermé la porte de chez moi à clé.
_Avant je me suis habillée.
_J'ai fais pipi aussi. Pas caca parce que je suis une fille et qu'on ne fait pas caca nous. Mais pipi oui.
Rien d'exceptionnel en fait.
Ah si, j'ai classé mes CD par couleurs. Et je les ai comptés aussi. 210.

Ce que je ferais si j'étais riche :

Ben, je m'achèterais un siouper appart encore mieux que celui que j'ai là tout de suite maintenant. Mais ça prendrait du temps parce que je serais siouper difficile. Et pas sûr que je trouve la perle rare à Angers. Je mangerais des sashimis tous les jours. J'achèterais un Imac à mes parents et un Ipod à moi-même. Je voyagerais [la Meurthe et Moselle, par exemple, je connais pas. Ça doit être joli]. Des trucs banals quoi.

 

Voilà.

 

J'avais l'intention de faire un article qui me tient à coeur depuis longtemps mais tant pis, je suis vénale et les cadeaux l'emportent sur tout.

 

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