jeudi, 19 juin 2008
[A]DDICTION
C’est malheureux à dire, mais je crois que je n’ai qu’un point commun avec ma grand-mère et mes tantes… En dehors d’une partie de mon sang évidemment… Et de mon nom pour ce qui est de ma grand-mère évidemment. Et de mon père. Qui lui a aussi et mon sang et mon nom. Enfin… disons que j’ai les siens quoi…
Et ce point commun n’est en aucun cas un don pour le dessin, la musique ou le café bien fait. Ce n’est pas non plus le tricot. Ni la cuisine. Pas non plus une passion pour Sartre ou un militantisme quelconque concernant les droits de la femme à posséder son corps. Non, pas du tout. Ça n’est même pas physique. Ni mathématique. [Quoi que…]
Ce point commun que nous avons mes tantes, ma grand-mère et moi nous vient de… ben de je sais pas qui en fait. Qui, ou quoi, a pu faire que nous nous retrouvions dans ce trait de caractère là et pas dans un autre ? Et pourquoi est-ce que les tantes en questions ne sont pas sœurs ? Qu’est-ce qui a pu faire que la mère de mon père, sa sœur et la sœur de ma mère se comprennent pour une chose et que moi, petite fille et nièce des sus citées, je sois complètement d’accord avec ces femmes qui ne font même pas partie de la même famille ? Hein ? Qui c’est qui peut répondre ?
Qui peut me dire pourquoi elles et moi avons cette addiction aux chaussures ? Qui peut me dire pourquoi ma grand-mère les entasse dans son sous sol, dans des boites qui ne correspondent pas, avec leur description au feutre sur les boites ? [été, cuir beige, ouvertes, mal aux pieds] Qui peut me dire pourquoi ma tante, la sœur de mon père, les achètes pour ne presque pas les mettre tellement ses pieds les déforment ? Qui peut me dire pourquoi ma tante, l’autre, la sœur de ma mère, en achète quasiment toutes les semaines ? Est-ce que Carrie Bradshow serait dans le coup ? Est-ce que ces femmes que j’imagine saines d’esprit, et totalement prudes [nous parlons là de ma grand-mère et de mes tantes tout de même] sont accros à SexAndTheCity au point de devenir elles-mêmes Carrie Bradshow ? Avec tout ce que ça implique en plus des chaussures ? Je n’ose à peine l’imaginer.
Et est-ce que quelqu’un peut me dire pourquoi moi, pour qui la mode est égale à un 501 bleu et des Tshirts à manche longues de couleur, uni de préférence, toujours le même modèle, de la même marque évidemment, je donne tant d’importance à mes chaussures ?
Parce que oui, depuis mes treize ans, depuis que ma mère ne choisi plus mes chaussures, parce qu’elle, elle s’en fout un peu des chaussures [alors pourquoi moi ?], depuis tout ce temps-là, soit depuis la moitié exacte de ma vie, j’accorde une place particulière aux chaussures dans mes placards et dans mon cœur ? Parce que oui, en plus de prendre de la place dans mes placards, ces chaussures sont pensées, hésitées, choisies avec goût et minutie, choyées tous les instants et aimées. Oui, j’aime mes chaussures. Mes Docs bleues que j’ai rêvé d’avoir pendant des mois et que j’ai finalement eues en y laissant la moitié de mes économies, mes Converses, dès la cinquième que j’ai toujours, que je mets pour de grandes occasions [oui enfin pour des occasions où ils ne faut pas marcher parce qu’elles me font un peu mal quand même], mes Kikers que j’ai eues en cadeau de Nowel, après être passé les voir des dizaines de fois dans la vitrine du magasin, mes Pumas que j’ai usées jusqu’à la corde, trois fois… d’abord des jaunes, puis des rouges pour finir avec des oranges… mes Gola qui commencent à se découdre et que du coup je ménage… mes autres Converses, achetées une bouchée de pain à Prague, mes chaussures de rando qui ont fait le Pays Basque, le Québec, Chaumont et tout un tas de trucs trop cool, mes chaussons, qui sont des vieilles Kikers [d’autres encore] qui prennent l’eau et qui donc ne quittent plus l’intérieur… Tout ça quoi.
Et puis franchement, qui ne tomberait pas en pamoison devant ça :

Bon sinon j'aime aussi le cinoche comme... une seule de mes tantes cette fois, et je vous le dis haut et fort : courrez voir Sagan parce que c'est du bonheur culturel!
19:13 Publié dans [ABCD...], [A] | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
mercredi, 07 mai 2008
[A]LBIN
J'avais rendez-vous mercredi dernier avec [A]LBIN. Un rendez-vous totalement arrangé par ma couzine adorée, répondant au doux nom de Brigitte, mais un rendez-vous comme il serait dommage d'en louper.
Mercredi soir, j'avais donc ce rendez-vous arrangé, mais la peur de me retrouver seule devant lui m'a fait supplier Le Bé pour qu'il daigne m'accompagner. Et à force de persuasion, il a dit oui. Pourtant il n'est pas du genre à aimer des gens qui s'appellent [A]LBIN Le Bé. Mais pour moi, il a dit oui. Il a même chamboulé ses projets pour moi. Le Bé, c'est officiel, est un ami.
Mercredi soir donc, j'avais un rendez-vous arrangé avec un gars qui s'appelle [A]LBIN et avec un autre gars qui s'appelle Le Bé [mais non, je ne suis pas une adepte du triolisme bande de pervers(es)] parce que j'avais un peu peur de me retrouver seule devant le premier.
Donc, mercredi soir, j'avais rendez-vous avec [A]LBIN et Le Bé, à Nantes et mon patron à failli me faire louper mon train.
Mais je suis arrivée. A l'heure. J'ai retrouvé Le Bé d'abord. Et puis [A]LBIN ensuite. Qui m'a dit ça :
J'ai pesé 10 kilos
dont 2 de vélo
en pantalons velours
et débardeurs éponges
J'ai chaussé du 18
du 28 du 38
J'ai eu les fesses rouges
du talc dans les langes
les cheveux gras et longs
j'ai d'ailleurs été blond
De 0 à 8mois
puis à 15ans
Tu vois j'ai changé j'ai changé j'ai changé
ne t'inquiète pas
J'ai menti à ma mère
volé de la monnaie
ça je n'ai jamais su me taire
on me l'a reproché
mais au moins à présent
je le sais, je le sais
J'ai eu l'air frénétique
hautain et colérique
ou mou comme une limace
comme un oeuf que l'on casse
J'ai rêvé de judo, haikido
Tu vois j'ai changé, j'ai changé, j'ai changé
ne t'inquiète pas
Tu vois j'ai changé, j'ai changé, j'ai changé
je peux changer
Puis hier aux aurores
mon âme et puis mon corps
tordus par l'alcool fort
ensuite mal aimé
je ne sais pas pourquoi
pas encore pas encore
Mais tu vois j'ai changé j'ai changé j'ai changé
ne t'inquiète pas
Et j'ai aimé ça. J'ai aimé ses mots. J'ai aimé sa voix. J'ai aimé ses mains sur son clavier, son jeu de jambes, un peu nonchalant, son mini clavier orange, ses histoires de mythomanes, sa pseudo supériorité parisienne et sa chemise.
Rouge orangée.
Trop belle sa chemise.
Ce rendez-vous avec [A]LBIN était beau, bien, bon.
Le Bé avait comme une appréhension. Et puis il s'est dit pendant la soirée que c'était pas si mal que ça d'être venu avec moi à ce concert. Et moi j'osais pas trop le regarder des fois qu'il aurait été en train de pleurer. Finalement non.
[A]LBIN de la Simone est beau. [A]LBIN de la Simone chante bien. [A]LBIN de la Simone est bon.
Mangez-en.
Et puis des crevettes aussi. Mais c'est une autre histoire.
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vendredi, 05 octobre 2007
[A]LEATOIRE
J'ai trouvé l'idée là.
J'ai trouvé cette idée géniale et j'ai voulu essayer.
Et j'ai essayé.
Le pitch:
Allumez votre baladeur iPod [ça marche très bien si c'est pas vraiment un iPod hein...!] avec toute la sélection et lancez lecture [A]LEATOIRE.
Appuyez sur "suivant" pour chaque question.
Utilisez le titre de la chanson comme réponse, même si ça ne veut rien dire.
Commentez la réponse en faisant le lien avec la question.
1_Comment vous sentez-vous aujourd’hui ? Marins, amis, amants ou maris [Les demoiselles de Rochefort]
Je sais pas trop ce que ça veut dire... J'ai pas d'mari, pas d'amant, pas de pote marin mais j'ai des amis... Et je les vois ce soir! Coule!
2_Irez-vous loin dans la vie ? Pensons à l'avenir [Cali]
GO!!
3_Comment vos amis vous voient-ils ? Il y a une question [Cali]
Oui, alors je pense que ça marche pas mal... Un souci, une question? J'y réponds! "Sur quoi tirent les chasseurs quand ils ont trop bu?" "Où vont les cannards quand il fait trop froid?" "Combien de jours de deuil à la mort de Johnny?"
Je réponds à tout!
4_Allez-vous vous marier ? Dolorosa [Cali]
Pas envie... si en plus c'est douloureux... non merci!
5_Quelle est la chanson emblème de votre meilleur ami ? La corde et les chaussons [Kerenn Ann]
Alors bon, au début, j'ai eu un peu de mal, mais en lisant les paroles je sais qui est ma meilleure amie:
"Quelque soit l'ivresse
Qu'importe le flacon"
Guitarra, je crois que tu es l'Élue... La ça ne fait pas un pli!
6_C’est quoi, l’histoire de votre vie ? Demain [Christophe Willem]
Ben, disons que je fais toujours demain ce que je peux faire aujourd'hui...
7_C’était comment, le lycée ? D'autres ailes [Rose]
"J'n'ai plus qu'à reprendre tout mon bordel
J'n'ai plus qu'à me pendre... à d'aitres ailes
Et sans plus attendre..." quitter ce putain de lycée!
8_Comment pouvez-vous avancer dans la vie ? Arrivée des camionneurs [Les Demoiselles de Rochefort]
C'est sûr, en camion, ça aide.
9_Quelle est la meilleure chose à propos de vos amis ? La disparition [Kerenn Ann]
Heu..? Qu'est-ce qu'il dit l'[A]LEATOIRE là?
10_Quoi de prévu ce week-end ? Jacques à dit [Christophe Willem]
Oh ben super, on va bien s'amuser!
11_Pour décrire vos grands-parents ? Entre les tombes [Jil Caplan]
Exact, ils ne sont pas encore dedans! Sauf pour un, mais c'est l'exception qui confirme la règle...
12_Comment va votre vie ? Stuck in the middle [Mika]
Coicée au milieu... je sais pas trop comment je dois le prendre en fait...
13_Quelle chanson jouera-t-on à votre enterrement ? Tu m'attires [Jeanne Cherhal]
C'est le trou qui parlera.
14_Comment le monde vous voit-il ? Un bonheur sans nuage [Jil Caplan]
C'est ce que je montre mais est-ce la vérité..?
15_Aurez-vous une vie heureuse ? Spanish Flea [Herb Alpert & the Tijuana Brass]
Allez, je vous la mets celle là, parce que ça présage de quelque chose de bien! [et merci Guitarra!]

16_Qu’est-ce que vos amis pensent vraiment de vous ? Day one [Sarah Slean]
"O what a morning
O what a day to be alive
Sweet hope is glowing
in your glorious eyes" [<<Ah oui, ça c'est moi!]
17_Est-ce que les gens vous désirent secrètement ? Tes désirs font désordre [Cali]
Ça fait un peu peur ce truc de l'[A]LEATOIRE là...
18_Comment me rendre moi-même heureux ? Nous voyageons de ville en ville [Les Demoiselles de Rochefort]
Montréal, Pragues,Tirana, Naples, Londres, Rome, Quebec, Paris... de ville en ville. [la campagne ça pue les vaches!]
19_Qu’est-ce que vous devriez faire de votre vie ? Je m'ennuie [Rose]
Appelons ça la procrastination plutôt!
20_Aurez-vous des enfants un jour ? Billy Brown [Mika]
"Oh Billy Brown had lived an ordinary life.
Two kids, a dog, and a cautionary wife.
While it was all going according to plan
Then Billy Brown fell in love with another man."[<<S'il n'y a que lui et moi, on est mal barés pour avoir des gosses!]
21_Sur quelle chanson vous feriez un strip-tease ? La liste [Rose]
Dans une chambre verte? ou alors chez Ikéa...
23_Qu’est-ce que votre maman pense de vous ? Le grand jour [Cali]
Oui, à chaque fois qu'elle me voit, pour elle, c'est un grand jour. [en plus elle me voit tous les jours... quelle chance!]
24_Quel est votre plus sombre secret ? Dès que j'te vois [Vanessa Paradis]
Mais qui???!!!
25_Quelle est la chanson emblème de votre ennemi mortel? La femme coupée en morceaux [Les Demoiselles de Rochefort]
HaHaHa... j'adore l'[A]LEATOIRE!
26_Quelle est votre personnalité ? La charmeuse de serpent [Jil Caplan]
Oui mais laors j'ai pas de flûte! Jamsi de flûte même! Non mais ho!
27_Quelle chanson jouera-t-on à votre mariage ? Relax, take it iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiisy [Mika]
Au bal de noce c'est devenu un must! Mais alors pour le bal de noce de mes noces... J'demande à voir!
16:55 Publié dans [ABCD...], [A] | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
dimanche, 09 septembre 2007
[A]NNIVERSAIRE
Aujourd'hui, c'est son anniversaire.
J'ai dû lui en fêter 15 des anniversaires, pour de vrai, chez elle, à l'école, au téléphone, à faire là fête ou en regardant "La Boum".
Et depuis 2000, c'est plus distant. Un texto [mais toujours long et fin et recherché évidemment] et roule ma poule. Le seul texto de l'année d'ailleurs. Elle oublie mon anniversaire maintenant...
Aujourd'hui c'est son anniversaire. On s'est connues en moyenne section. Inséparables. Toujours dans la même classe. Et puis elle a redoublé sa seconde. Je ne l'ai pas attendue. Elle a changée de lycée, on se voyait moins mais toujours. Je suis entrée à l'école d'archi et on ne s'est plus vues. Enfin... peut être 4 fois en 7 ans... Elle en oublie mon anniversaire. Alors que moi non. Le 9 septembre est gravé dans ma mémoire.
Aujourd'hui, c'est son anniversaire.
On se croise de temps de temps, par le plus pur hasard. On ne sait pas quoi se dire, la gène s'installe. Le blanc lourd et stressant est là.
Nous chemins se sont séparés, pour moi l'archi, de nouveaux amis, des sorties le jeudi soir, du travail le week end, pour elle un BTS dans un collège, des sorties le week end, des gens qui m'exaspéraient, un changement de chaque côté du couple que nous formions et une rupture inévitable.
Aujourd'hui c'est son anniversaire et je lui ai envoyé un texto.
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mercredi, 04 avril 2007
[A]LBANIE
Le pays où c'est pas tout à fat comme chez nous.
En [A]LBANIE, les gens parlent albanais, et ça, c'est plutôt rare chez nous.
En [A]LBANIE,les gens roulent quasiment tous en Mercedes, et ça aussi c'est pas tout le monde chez nous.
En [A]LBANIE, les gens peuvent payer en dolars ou en euros, rien de trop exceptionnel jusque là, mais là où ça change d'avec chez nous, c'est que les gens là bas, ils peuvent aussi payer en Lekë... Et ça chez nous, ça ne fera jamais puisque le Lekë n'a cours qu'en [A]LBANIE.
En [A]LBANIE, les gens achètent tout un tas de choses, des téléphones, des cartes de téléphones, des cartes sim, des cigrettes, de l'alcool, des journaux, des vêtements, des pop corn, des marons grillés, des pépites de tournesol grillés, des crayons, des fruits, des trucs et des machins... Comme en France en fait. Sauf qu'en [A]LBANIE, tous ces achats se font quasiment exclusivement dans la rue. Certains de ces objets sont carrément posés sur des cartons, et leurs vendeurs sont assis sur des parpaings en attendant le chaland.
En [A]LBANIE, quand à l'hotel, au mois de février, on te demande si tu veux de la clim dans ta chambre, tu regardes ton pote et d'un commun accord avec ce dernier, tu dis non, merci... Dans un mélange d'italien, d'anglais, de français et d'albanais, évidemment, sinon c'est pas drôle. Donc tu dis non. Parce que chez nous, qu'il y ait la clim ou non, t'as toujours à peu près chaud l'hiver puisque chauffage il y a... Mais en [A]LBANIE, qui dit clim dit chauffage... donc pas de clim, pas de chauffage... donc tu caille sa mère sévère... en pensant à la chambre d'à côté, vide et climatisée, donc chauffée... Brrrrr.
En [A]LBANIE, comme le Lekë n'est pas valable en dehors de l'[A]LBANIE, on trouve des agents de change partout. Ce qui est pratique. Mais là où on trouve le plus d'agents de change, c'est sur le Place Skanderberg, carrément. De vieux messieurs, des liasses de billets plein les mains, aguichent les passants, en leur proposant qui des euros, qui des dolars, qui des Lekë... et forcément, nous, avec nos têtes de touristes, et ben on leur faisait plaisir. Sauf que comment savoir quel taux de change ils pratiquent? Comment comprendre de combien ils nous arnaquent..? Parce que ces vieux messieurs [pas tous si vieux que ça d'ailleurs] ils parlent pas autre chose que l'albanais... Donc, on a fait notre change au distributeur automatique... comme de bons occidentaux que nous sommes.
En [A]LBANIE, quand on dit oui, des fois on dit non, et c'est c'est chiant.
En [A]LBANIE, il n'y a qu'une autoroute. Une autoroute, qui rejoint Durrës à Tirana. Tirana, c'est la capitale de l'[A]LBANIE, et Durrës, c'est le port de Tirana. Une heure de car entre les deux villes. Et quelques arrêts officiels. Mais surtouts des arrêts sauvages... Par arrêts sauvages, j'entends une bande d'Albanais postés derrière la glissière de sécurité qui font signe au chauffeur. Le chauffeur s'arrête, au beau milieu de l'autoroute, sans sécurité aucune [si ce n'est la dite glissière] et charge ces gens... Du vrai n'importe quoi!
En [A]LBANIE, il y a aussi des blocs de clim sur toutes les façades, des ânes qui tirent des charettes en plein milieu de la capitale, un bar panoramique qui fait défiler le paysage tout seul, le Palais de Roi Zog, un super mec qui adore le français et qui traduit les textes de Brel en albanais, des coupures d'électricité coutumières, des campagnes électorales parfois douteuses, pas de grandes surfaces, une librairie internationnale pleine de livres tous mouillés au rabais, 36 lettres dans l'alphabet, pas de "W", des chiens errants, des klaxons hurlants et des byreks dans la rue...
L'[A]LBANIE, c'était bien.
L'[A]LBANIE, c'est bon.
L'[A]LBANIE, c'est pas cher.
L'[A]LBANIE, mangez-en! Et en plus ça n'a pas le même goùt que chez nous... le goùt du voyage!
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jeudi, 14 septembre 2006
[A]IRAIN
Mot totalement inconnu pour moi [oui, oui, je n'ai pas peur de me l'avouer...] lorsque je lis cet article de l'Exppress du 31 août de cette année intitulé "PROFS: le gâchis français".
Je cite: "La note administrative, attribuée chaque année par le chef d'établissement, obéit à la même logique, dictée par la loi d'[A]IRAIN de l'ancienneté."
Hmmmm... [A]IRAIN?!? Kezako?!?
Sais pas...
Alors quand sais pas un mot, ouvre un dictionnaire pour savoir [c'est marrant mais je me rends compte en l'écrivant que c'est exactement ce que me disaient mes parents quand j'étais ptiote et que je savais pas un truc. Même s'ils savaient, ils me disaient de chercher toute seule comme une grande... Non pas par fainéantise mais pour que je devienne curieuse... Et pour que j'aime les dicos... et ça, ça a marché...] et trouve.
LITTRÉ. [A]IRAIN n.m. (b.lat. aeranem) Alliage de cuivre et d'étain, plus fusible et plus dur que le cuivre. [oui... mais encore... là, je suis toujours paumée dans mon article.] # Un ciel d'[A]IRAIN, sécheresse excessive. "Le ciel est d'[A]IRAIN sur sa tête". BOSSUET [Consonne... pas mieux...] # Un front d'[A]IRAIN signifie aussi une attitude inébranlable [mais encore...] # Avoir un coeur d'[A]IRAIN, être impitoyable [mieux...] # Mythol. Le siècle d'[A]IRAIN, le siècle intermédiaire entre le siècle d'argent et le siècle de fer [voilà qui me parle... mais qui ne se fait pas comprendre...] # Un siècle d'[A]IRAIN, un temps de calamités [vois pas pourquoi mais passons] # Un mur d'[A]IRAIN, une barrière infranchissable [mythol on a dit?]
Bref... parce que c'est aussi un canon [pas de beauté mais qui frappe], une cloche et dans le langage de l'écriture, l'[A]IRAIN sonnant est un vain bruit... [Certes] Bon, après y'a Airbag, Aire, Airedale-terrier [?!? c'est un chien!], Airée, Airelle, Airer, Ais [?!? ...une planche de bois pardis!] et Aisance mais on s'en fiche pas mal... ou pas.
Mais revenons-en à ma définition parce qu'une première lecture rapide ne m'avance pas des masses [le Littré serait-il trop intellectuel pour moi?]. Je rassemble mes neurones dans un effort d'[A]IRAIN pour comprendre qu'[A]IRAIN, c'est dur, impitoyable, difficile, sans-merci abominable... que sais-je encore? Bah c'est la merde quoi!
J'en conclu [peut-être hativement. ou pas.] que la règle d'ancienneté de l'Éducation Nationale... c'est la merde... c'est pas moi qui le dis, c'est Émilie!
Ça doit être dur d'être prof, non?
23:56 Publié dans [ABCD...], [A] | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 05 septembre 2006
[A]NNULAIRE
Ça y est! j'ai trouvé cmment il s'appellait le doigt qui se trouve à droite [ou à gauche, c'est selon] de l'auriculaire. Parce que j'avais eu un trou il y a quelques temps et que ça le fesait pas trop...
Et que depuis, je cherchais pas vraiment, mais quand même... ça me turlupinait. Du coup, un jour, c'est venu tout seul, la révélation, genre Einstein s'écriant Eurekà... Et là, je me sentais mieux.
Donc une défintion d'annulaire serait: le doigt qui se trouve à côté de l'auriculaire. Celui qui est trop long pour se gratter l'oreille, pas assez pour être le chef des doigts, et celui qui n'est pas assez habile pour montrer du doigt... Il a un peu du mal à se déplier quand même... tout seul j'entends.
C'est vrai ça, pourquoi est-ce que l'annulaire ne va jamais tout seul? Je peux plier tous mes doigts un par un mais pas l'annulaire! Quand je m'y essaye, y'en a au moins un qui suit...
Dis Docteur? Comment il marche l'annulaire?
Est-ce que c'est pour ça qu'on y met l'anneau du mariage? Une sorte de métaphore physique de la vie de couple? Jamais l'un sans l'autre?
D'ailleurs, qui de l'Œuf ou de la poule encore une fois? Est-ce qu'on appelle ce doigt l'annulaire parce qu'il porte l'anneau ou est-ce qu'il porte l'anneau parce qu'il s'appelle annuaire?
Je me pose décidément trop de questions... ou pas...
09:52 Publié dans [ABCD...], [A] | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 04 août 2006
[A]TTENDRE
Rester jusqu'à l'arrivée de. Compter sur.
C'est un peu limite comme définition mais c'est Le Plus Petit Larousse qui le dit... parce que je suis à l'agence! Vendredi après midi, rien de plus étonnant à ça en fait.
Mais c'est un peu tout ce que je vais faire cet après midi [attendre].
_Et qu'est-ce que t'attends ma p'auv' fille?
_ton chèque?
_Ah non, celui là j'l'ai eu ce matin... [dit -elle avec un sourir comme une banane]
_Les vacances alors?
_Non plus parce que je reviens lundi, mardi et même mercredi alors que l'agence elle, ferme ses portes ce soir pour trois semaines de vacances... [dit-elle avec des sanglots dans la voix, parce que les vacances elle aime bien ça quand même...] En fait, il se trouve que j'ai réussi à me rendre absolument indispensable [la grosse tête moi?] en un mois et demi ici... et aussi parce que je suis la seule à savoir objectivement me servir de l'outil informatique depuis que ma collègue est partie, et du coup, c'est à moi qu'on refile tout le taf... parce que mon autre collègue, c'est toute une histoire [on en parle plus tard ok?]
_Bon bah t'attends le déluge alors?
_Encore moins puisque ça c'était avant-hier, et que c'est bien quand ça se termine parce que se changer 4 fois dans la journée, très peu pour moi... [et puis au bout de 3 jours à ce régime, j'aurais plus rien à me mettre...] [remarque, ça évite d'avoir à se changer...] [hmm, c'est pas faux] [bon, aller, stop aux crochets maintenant!] [c'est vrai y'en a marre à la fin!]
_Alors quoi? qu'est-ce que t'attends comme ça?
_Ben en fait, j'attends que mon ordi veuille bien imprimer des plans en pdf... et comme ce sont de grands plans, avec plein de traits dessus, et qu'il y en a 7 à imprimer, dont 3 en couleurs et que mon ordi n'est pas la meilleure de flèches pour ce genre d'exercices [c'est pourtant le plus récent, soit le plus puissant de l'agence...] et ben cet après-midi sera consacré à attendre...
Mais attention, attendre ne veut pas dire glander. Parce que comme tu peux le constater cher/ère lecteur/trice [pas sûr que vous soyez bien nombreux d'ailleurs... "mais que diable allaient-ils faire dans cette galère?"...], j'en profite pour agrémenter ce merveilleux blog [modeste moi?] d'un post [sur papier puisque l'ordi est momentanément indisponible pour cause de travail intense] mémorable pour la blogosphère [moderne moi!] [merde, j'avais dis que j'arretais les crochets pourtant...]
Et aussi, entre deux attentes, il faut cliquer une ou deux fois, histoire d'enregistrer ou de relancer une impression... et c'est la que l'intensité de l'attente doit être à son maximum afin de savoir où cliquer... parce qu'un mauvais clic et c'est le drame, obligé d'attendre encore, mais pour rien puisque c'était un mauvais clic... Donc pas du tout de glandage parce que tout ne se fait pas tout seul...
Et aussi là, je viens de passer dix minutes avec la fille la plus minable avec un ordinateur que je connaisse [et qu'il soit permi de connaître] pour un simple document word de 7 pages maxi avec que des images que je lui ai gentiment faites avec ma petite souris et qui sont déjà au format A4... Sans déconner, il me faut maxi une heure pour faire son truc... [non, non, y'a plus de crochets...] Elle, ça fait 4 jours qu'elle y est, à grands coups de "tu sais comment on fait ça?" alors moi: "oui, tu fais fichier/machin/machin et entrée et ça devrait le faire..."
Mais en voyant sa mine déconfite devant son écran, je me lève [et je te bouscule] gentille que je suis, et je passe pas mal de temps à chercher ses erreurs parce qu'avant de poser la dite question, elle a "essayé"... et pour elle, "essayer" ça veut avant tout dire quelque chose comme tripatouiller partout pendant pas mal de minutes... Et du coup, ben je suis bien contente que mon ordi travaille [presque] tout seul cet après-midi parce que comme ça, je peux avancer sur le sien... [quand je vous disais que j'étais indispensable...]
Mais le truc que j'ai pas dit, c'est que la fille en question, elle pas 70 ans hein! Parce qu'à 70 ans, comme un des boss, on peut éventuellement comprendre qu'un ordi ne soit pas totalement adapté à la situation... Mais à même pas 25 ans quand même..!
Donc voilà, entre deux attentes, je clique, et entre deux cliques, je blogue, j'aide ma prochaine et je me dis :"Mais comment c'est possible ça?"
Et je trouve pas de réponse. Mais j'attends...
Et peut être que je la trouverais la réponse...
Ou pas...
17:05 Publié dans [ABCD...], [A] | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 06 juillet 2006
[A]GENCE d'archi et d'urba
Une agence d'architecture, d'urbanisme, de design ou de pub, se doit d'être une vitrine de l'entreprise qu'elle éberge... C'est souvent le cas.
Sauf ici.
Je bosse depuis deux semaines dans une agence d'architecture et d'urbanisme... Double emploi donc normalement double vitrine. Sauf que voilà, là, ce serait plutôt zéro vitrine. ou alors une vitrine de poussière et de bordel.
Normalement, quand on entre dans une agence, on tombe à peu près directement sur le joli secrétariat et sa jolie secrétaire... Ici, il faut d'abord frapper parce que la sonnette ne fonctionne pas, ensuite il faut passer devant l'imprimante et surtout devant tous les cartons de tonner de la dite imprimante, plein de poussière évidemment puisque dans l'entrée depuis déjà plusieurs mois... Mais toujours pas de secrétaire... Pour la trouver, il faut encore passer dans un couloir au parquet qui craque (un certain charme certes), devant le bureau de dessin plein de bordel, devant la "cuisine" qui sent plus la cloppe que les gâteaux de mamie et enfin, on arrive dans un petit bureau miteux aux murs jaunis par la fumée de cigarette et au bureau quelque peu bancal... Le bonheur.
Normalement, quand on travaille dans une agence, on trouve les archives et les dossiers sur lesquels on bosse dans des belles chemises cartonnées, ou dans des dossiers informatiques classés et rangé selon un seul et même ordre, histoire que chacun s'y retrouve... Ici, il faut d'abord frapper sur les ordis pour qu'ils te délivrent la moindre petite information. et puis il faut fouiler dans le erveur pour trouver quelque chose qui peut éventuellement t'interresser, avant de te rendre compte qu'un autre document est parvenu à l'agence depuis et que celui qui te servait de base de travail est completement obselète... Et c'est pareil pour les documents écrits, tu fouilles, tu cherches et tu trouves quand en fait tu cherchais autre chose... Le bonheur.
Normalement, quand on reçoit du courrier de clients, d'une municpalité ou d'un bureau d'étude, on fait en sorte que la bonne personne ait connaissance de ce courrier et on fait en sorte de le classer un minimum afin que la demande (si demande il y a) soit traité dans les meilleurs délais pour un retour et échange favorable entre les deux parties... Ici, on se rend compte lors d'une réunion avec des élus qu'ils nous ont envoyé un dossier par courrier... Sauf que le responsable, qui a pourtant eu ce dossier entre les mains n'a absolument aucun souvenir du dit dossier... Alors forcement il a l'air un peu con devant ses interlocuteurs et après, c'est à bibi de fouiller partout à la recherche du dossier "surligné en rose"... Le bonheur.
Normalement, la première fois qu'on vient dans une agence pour un boulot, on se dit qu'on aimerait bien travailler là, que l'agence est géniale, que l'ambiance à l'air cool, que les projets sont interessant mais on ne se fait pas d'illusion, ils nous rappellerons pas... Ici, on se dit que c'est bizard, crade, bordélique et que c'est pas forcément là qu'on voudrait travailler, mais comme ils ont besoin de quelqu'un tout de suite et qu'on a vraiment besoin d'argent, on accepte de venir travailler le lendemain. Et le lendemain, on se rend vraiment compte de la chose, ça fait peur mais comme y'a que les partons qui ne se rendent compte de rien, on bosse et on ferme sa gueule... Le bonheur.
Normalement, quand une agence est serieuse, elle aime prendre des stagiaires de fin de cursus, DESS ou archi. L'agence se fait pédagogue, fait découvrir un monde nouveau à de pauvres petits étudiants qui n'ont jamais quitté leur école et qui ont tout à apprendre (c_'est quoi la largeur d'une porte d'accès handicapés? _90 mais on dit "personnes à mobilité réduite", ou PMR pour aller plus vite. _ah d'accord. merci)... Ici, on aime vraiment beaucoup les stagiaires... à tel point qu'ils sont 4... pour une seule vraie salariée. Les patrons eux ne savent pas se servir de l'outil informatique, alors ils estiment que les stagiaires savent le faire. C'est pas faux. Mais quand en plus les ordis rament à mort, et ben les stagiaires, ils coutent pas cher certes, mais ils n'en foutent pas lourd non plus... Surtout qu'ils n'apprennent pas grand chose puisqu'ils sont livrés à eux même... Ici, un stagiaire est une main d'oeuvre pas chère, qu'il ne faut pas perdre... Vu que la dernière vraie salariée part dans deux semaines... Le bonheur.
Voilà donc ce à quoi ressemble une "mauvaise" agence... Un conseil: un mois et demi, c'est largement suffisant ici!
11:15 Publié dans [ABCD...], [A] | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

