samedi, 07 juin 2008

[C]LAUDE

[C]LAUDE c’est un type un peu bizarre avec qui j’ai dormi. Oui oui, j’ai dormi avec [C]LAUDE à Londres. Avec la Guitarra aussi mais entre nous, y’avait [C]LAUDE. Avant qu’il ne tombe par terre. HaHa! Bien fait pour lui!
[C]LAUDE c’est un type un peu bizarre que je connaissait avant d’aller à Londres. Je l’ai connu à Nantes, il y a un an et demi ou deux ans. Et il y a un an et demi ou deux ans, ce type un peu bizarre passait ses journées à pioncer.
[C]LAUDE il est poilu aussi. Et il est un peu difforme.
[C]LAUDE c’est un type un peu bizarre qui encore aujourd’hui passe son temps à pioncer. Toute la journée, tous les jours, toute la nuit, toutes les nuits. Il dort, il dort, il dort.
Mais des fois, il dors pas. C’est rare. Mais alors là, la vie est belle, les oiseaux chantent et [C]LAUDE, qu’est-ce qu’il fait [C]LAUDE ?

IL FAIT CACA DANS UNE ASSIETTE !!!!

caca_dans_lassiette.jpg
 

Nan mais franchement!

dimanche, 20 janvier 2008

[C]OURRIER

carte anthony
 Vendredi matin, j'ai reçu ça par la poste. Du Colombien. Il est sympa pas vrai? Sauf que y'a comme un blème. La bougie, je suppose que c'est parce que c'était mon anniversaire mercredi [à la Saint Marcel!] Mais pour ce qui est du texte, j'avoue, je sèche. Alors je fais appel à vous les gens de l'Internet. Oui à vous pour que vous m'aidiez à décoder ce message. A moins que le Colombien ne soit définitivement perdu pour nous pauvres penseurs, et qu'il soit à jamais bizarre. Ce qui est aussi une possiblité à ne pas négliger.

Voilà. Au boulot. Moi j'ai abandonné. [mais comme le Colombien est un habiyué des lieux, peut-être pourra-t-il nous renseigner... Qui sait?

samedi, 19 janvier 2008

[C]HOMEURS

Les [C]HOMEURS d'aujourd'hui sont comme ils sont. Comment? Ben, j'en sais rien. C'est un trop vaste sujet auquel je ne m'attaquerais pas ce soir. Alors je vais vous parler de ceux que j'ai vus aujourd'hui.

Il y en avait 3. Deux garçons et une fille. Un vrai chômeur qui a le droit au chômage et deux autres qui n'y ont même pas le droit parce qu'ils n'ont jamais travaillé... Deux sortes de puceaux du travail... Bon, c'est pas ce qu'il y a de plus représentatif des [C]HOMEURS d'aujourd'hui mais c'est ceux que j'ai vus aujourd'hui.

Les  [C]HOMEURS que j'ai vus aujourd'hui, se sont donné rendez-vous à 15 heures, puis le rendez-vous a été reculé à 15h30, parce que les [C]HOMEURS que j'ai vus aujourd'hui, et les [C]HOMEURS tout court en fait, ne sont pas super pressés de sortir de chez eux...  Et puis en fait, même avec un rendez-vous à 15h30, ils arrivent en retard... Mais une fois qu'ils sont tous là, qu'ils sont enfin réunis, tous les trois, tous [C]HOMEURS, ils se mettent à sortir leurs outils pour chercher du travail pratiquer leur activité favorite.

Et qu'elle est-elle leur activité favorite à ces [C]HOMEURS d'aujourd'hui que j'ai vu aujourd'hui? Non ce n'est pas la cuisine, non ce n'est pas la vaisselle, non ce n'est pas non plus la mécanique... C'est la guitare! Oui parce que les [C]HOMEURS que j'ai vu aujourd'hui sont des grosses feignasses qui n'en branlent pas une! mélomanes avertis. 

Et du coup, au lieu de chercher du travail, le plus beau mâle de la terre, le Bé et moi-même, musiciens avertis jusqu'à l'éternel avons joué de la guitare de 16 à 19h30 un vendredi après midi presque pluvieux, presque à la bougie. Manquait plus que le feu de camp.

Mais c'était tellement bien!

jeudi, 17 janvier 2008

[C]HALOIR

Alors là!!! Y'en a un paquet d'entre-vous chers amis de l'Internet [mais pas que] qui n'ont certainement pas la moindre idée de la signification de ce verbe. [Max peut-être] [j'parierais difficilement sur les autres en tout cas.]

 

Donc vous aurez remarqué, chers amis de l'Internet, que ce mot à utiliser plus est un verbe.
Du troisième groupe.
Que ça commence par CHA, comme CHA, qui a une maison au bord de la mer, comme les CHAts, les CHAlets, les CHAnoines et la CHAleur. Et c'est justement sur cette CHAleur que nous allons nous arrêter. Car [C]HALOIR, verbe du troisième groupe s'il en faut, est issu [dont le verbe d'où est issu "issu" est ISSIR] [si c'est pas dingue tout ce savoir que je vous déballe là] du latin calere, à savoir être chaud, s'inquiéter [c'est Emile qui dit ça, mais j'ai du mal à voir le rapport entre "être chaud et "s'inquiéter"... est-ce que les latins avaient des homonymes déjà? Ou est-ce que les latins étaient déjà des gens stressés?] [bah oui, quand on stresse, c'est qu'on s'inquiète pour quelque chose, et en général, on transpire à grosses gouttes, donc c'est qu'on a chaud...] [l'est pas bête en fait!].

Donc bon, on sait que ça vient du latin, que les Romains avaient chaud et/ou qu'ils s'inquiétaient quand ils étaient en état de [C]HALOIR, mais le truc le plus improbable, que vous ne savez pas encore mais que je vais vous apprendre de ce pas, c'est que ce verbe, existe toujours dans notre vocabulaire à nous de Français [érudits] du XXIième siècle!!! Oui oui oui, messieurs et mesdames de l'Internet! Mais pas à toutes les sauces quand même, ça se saurait.
[C]HALOIR, mesdames et messieurs, ne s'emploie qu'à une seule personne [c'est un impersonnel], à un seul temps d'un seul mode [c'est un impersonnel doublé d'un défectif!], c'est à dire à la troisième personne du singulier du présent de l'indicatif. U-NI-QUE-MENT!

Si c'est pas wonderfoule la langue française?

 

Mais mais mais..? Cela ne nous dit toujours pas ce que ça veut dire... [je vous laisserais bien chercher en fait mais de nos jours, avec l'Internet et tout ça, ce serait trop facile...]

Et bien [C]HALOIR, qui à chaud et qui s'inquiète, se rapproche d'importer dans sa partie importance plutôt que dans celle d'import/export.

 

Donc dorénavant, au lieu de dire/écrire "peu m'importe", quand on vous demandera "Twix ou Raider?", vous pourrez dire, dans le plus grand respect de votre interlocuteur "Peu m'en chaut" [oui, parce que je ne vous l'ai pas dit mais [C]HALOIR à la troisième personne du singulier du présent de l'indicatif se conjugue "chaut"].
Et là, il ne reste plus qu'à espérer que votre interlocuteur ne soit pas ma cousine trop conne, puisque cette dernière de vous répondre, sans aucun doute : "Mais pourquoi tu parles d'un manchot? On n'est pas chez les pingouins ici!" [oui parce que pour la cousine trop conne, il va sans dire que pingouins et manchots, c'est du pareil au même!] [évidemment!]

lundi, 12 novembre 2007

[C]ONJOUIR

Dans la série des mots à utiliser plus, je vous propose ce soir, chers lecteurs, chères lectrices; le terme ci-avant de [C]ONJOUIR.

Rien que de le dire ça vous donne envie pas vrai?
Alors en fait oui. Mais non. Enfin, pas comme vous croyez.

Oui bon, je me doute bien de vos airs ahuris là, devant vos ordis, petits pervers que vous êtes qui ne pensent/ ne font/ ne parlent que de sport en chambre [dénomination évidemment générique puisque le dit sport peut se pratiquer partout! à la différence du squash par exemple] [essayez le squash au lit pour voir...] [alors que l'inverse...] [bon bref!].
Oui donc vous pensez au sport en chambre parce que forcément, si on décompose le mot, blablabla blablabla...
Et ben pas du tout!
Enfin si...
Non mais pas loin quoi...

[C]ONJOUIR, d'après mon poto Émile [comme mon grand père, sauf que mon grand-père ne s'appelle pas Émile Littré en fait!], ça vient du latin chrétien [s'il vous plait] congaudere. Et ça veut dire : se donner un maximum de plaisir conjugal pile poil en même temps se réjouir avec quelqu'un de ce qui lui est arrivé. Avec un exemple probant "permettez que je me conjouisse avec vous."

HéHé. Donc rien à voir avec quoi que ce soit.

Mais quand même, je suis allée à la page 924 de mon poto Émile pour me renseigner au sujet du verbe JOUIR parce que d'après moi, y'avait quand même un rapport... [Sherlock Holmes qu'on m'appelle!]
Et ben je vous le donne en mille : gaudire [lat. vulg.] du latin [pas vulg.] gaudere, c'est : se réjouir intérieurement. Donc ça marche pour nous, les filles, mais trop pour vous les mecs! IN-TER-IEURE-MENT on vous a dit!

Et puis je vous le redonne en mille, il faut attendre la 18ième ligne, à savoir la dernière, pour voir apparaître la définition : Eprouver l'orgasme. Trois pauvres petits mots pour vous contenter...

Alors là j'ai envie de vous dire : Je me conjouis avec vous de cette découverte étonnante que vous venez de faire chers lecteurs et chères lectrices!

 Et utilisez-le ça peut être drôle lors de vos soirées chez Madame l'ambassadeur.

jeudi, 08 novembre 2007

LE [C]OLOMBIEN

On l'appelle le [C]OLOMBIEN. Enfin... JE l'appelle le [C]OLOMBIEN. Et juste icitte.

Il y a 7 ans, quand je l'ai connu, il avait les cheveux courts, une sacoche verte et les mêmes chaussures que Monsieur Diac*n, le plus vieux prof de l'école [mais toujours en activité 7 ans plus tard] [respect Claude] [oui parce que Claude c'est son prénom à ce Monsieur Diac*n].

Il y a 6 ans, quand je l'ai connu plus sérieusement, à Rome [so romantic], il avait les mêmes chaussures, la même sacoche verte et la même coiffure.

Il y a 5 ans, quand on s'installait toujours devant la cabine de l'amphi 1, parce que c'était au fond mais pas trop et parfaitement centré, il se coiffait pareil [c'était sa maman son coiffeur], avait les mêmes chaussures et le même sacoche verte, avec une montre accrochée à la poignée [never late].

Il y a 4 ans, après un voyage à Rome et une année en amphi, je le présente à mes potos lors d'une fête gigantesque qui restera dans les annales des fêtes gigantissimes. À partir de ce moment là, mes amis sont devenus les siens et il a fait partie de nous.

Il y a 3 ans, après un week-end à Saint-Malo, court mais estival, avec à peu près tout le monde, on ne se quitte plus. Jusqu'à 18h/jour 6 jours/7 certaines semaines. Le 7ième jour étant relâche [10h seulement] [so religious]. De cette cohabitation intensive naquit Emily, notre fourmi à nous qu'on a [à 3 en fait mais ça se dit moyen les ménages à 3 par chez moi]. Le [C]OLOMBIEN a toujours sa coiffure mais des fois il change de sac. Il a définitivement changé de shoes. Et ça c'est bien.

Il y a 2 ans, on s'est quitté pour une sombre histoire de stage et de boulot à Blois. Mais on s'est retrouvé à l'aéroport [so chic] pour aller au Québec. Dans cette sombre histoire de stage et de boulot, il a craqué pour Crêpe qui lui a fait changer de coiffure. Je ne peux pas faire autrement que d'aimer cette Crêpe [et pas seulement parce que je suis Bretonne] moi aussi. Fini les chaussures, le sac et la coiffure de nos débuts. Le [C]OLOMBIEN devient LE [C]OLOMBIEN, il a des cheveux longs et met des Campers. Le mal est parti.

Il y a 1 an, il était en passe de devenir architecte. Moi aussi. On avait la même directrice d'études. Elle était persuadée qu'il se passait un truc entre nous. Mais on ne peut pas lui en vouloir, à chaque fois qu'elle voyait l'un de nous, l'autre était dans le coin donc. Elle a été surprise de connaître Crêpe. 

Maintenant il est officiellement le [C]OLOMBIEN et la première bête de ce BESTiaire. Il a les cheveux longs, il a de nouvelles Campers, Crêpe l'a relooké pour notre plaisir à tous [sauf peut être celui de Monsieur Diac*n qui ne voit plus en lui son disciple] [il ne le voit plus du tout d'ailleurs...] et il est architecte associé. A Blois. Il a quitté définitivement Nantes, son château et son Fées Maison. L'appartement est vendu, c'est dire si...

Là, maintenant, tout de suite, je devrais écrire une conclusion mais je n'en trouve pas qui ne fasse pas cul-cul alors il faudra vous contenter de cette non chute. Ou l'inventer vous même.

samedi, 27 octobre 2007

[C]ARTE POSTALE

Il y a un an et demi, j'étais au Québec avec Le Colombien, Peter Andrew, Linette et David Bé.
Et je viens de tomber sur la carte postale que j'avais envoyée à mes parents.
Et je me marre toute seule. Je crois que je deviens grave. Mais j'y peux rien moi si je me fais rire...


podcast
[en y réfléchissant, c'est un peu ça le Québec par endroits...]
[Rio Baril - Florent Marchet]

 

"Hello.
Temps magnifique, eau à 25°C, cocotiers de folie. Ambiance de groupe assurée avec André Rieux... Le Sénégal c'est vraiment Génial!!!
Bises, votre fille adorée, c6L.

PS: Hmm... en fait, ça, c'est pour si j'étais partie au Sénégal dans un car de vieux. Alors je recommence.

Hello.
Temps de merde, eau à 4°, érables et bouleaux à perte de vue. Ambiance de folie dans le Van grace à Peter Andrew. Le Québec ça pu pas du bec!!!
Bises, votre fille drôle et adorée, c6L."

 

Et après ça on va me dire que je n'ai pas d'humour...? 

dimanche, 23 septembre 2007

[C]RUCHONNE

e371992af9c8b949d702cc71068aba56.jpgAu Royaume des Cruches, il y a la Reine des Cruches. Et je pense que la Reine des Cruches est là, tous les jours, avec moi, dans mon nouveau boulot à moi que j'ai depuis trois semaines. [hOhO... teaser pour un prochain article... Si c'est pas la class ça?] [la class internationale même!][les gens de l'Internet mondial vont me réclamer à corps perdu et il se peut que j'aime ça...]

Mon nouveau boulot à moi que j'ai, c'est "Auxiliaire contractuel" de la fonction publique. Dans un bureau. Dans un grand bureau avec tout plein de gens qui font pas grand chose de leur journée... C'est pour ça qu'ils ont besoin de vacataires pour faire leur boulot.
Donc depuis lundi 3 septembre, j'embauche à 8h30 pour débaucher à 16h30 avec une heure de pause au milieu. Et entre ces deux extrémités, je lutte pour refuser poliment les  nombreuses pauses qu'on me propose.  Pour détendre mes muscles, pour reposer mes yeux, pour boire un coup, pour lire un peu, pour écouter elle ou elle parler de sa fille, du chat de sa tante ou du vélo du petit dernier... ou encore pour commander un pot de véritables rillettes du Mans...
Et entre deux pauses, c'est surtout mon index droit qui sert à taper des chiffres sur un clavier d'ordinateur, deux séries de chiffres, sans aucune erreur possible puisque ça bipe dès que c'est faux... [au maximum, ça demande deux neurones réveillés, pas plus].

Donc pas de quoi s'éclater la rate dans ce boulot de la fonction publique, mais de quoi s'éclater tout court ententant/voyant les conneries des uns et des autres...
Et surtout en cotoyant Mademoiselle [C]RUCHONNE, Reine du Royaume des Cruches.

Elle est arrivée le même jour que moi. Premiers échanges cordiaux dans le bureau de la chief, je me dirige vers le Maroc, elle vers l'Algérie [comme c'est exotique la Fonction Publique française] et nous ne nous voyons plus guère.
Sauf le midi, à la cantoche. Où je m'apperçois qu'elle a léger défaut moteur quand elle porte son plateau. Genre "c'est la première fois que je porte un plateau, c'est trop cool la rentrée en sixième!"
Donc un petit défaut mais rien d'autre. Pour l'instant...

Deux ou trois jours plus tard, changement de look: de la bimbo bureaulière secrétaire de direction [Madame La Cruche aurait pu avoir son BTS Assistante de direction si elle avait eu tous les modules...] elle passe au look grunge. Converses neuves [tellement plus fun que des vieilles Converses toutes déglinguées], sorte de perfecto en satin brodée d'un dragon sur le dos et, et, et... un vrai jean de grunge, avec des clous et tout et tout... en strass et pailletes... Mmmmm... avec son léger problème moteur déjà observé, je me pose de sérieuses questions.

Et puis il a fallu que travaille avec elle, en tête à tête dans les archives... Et j'ai souffert.
J'ai souffert parce que la demoiselle ne sait pas faire des paquets de papelards d'une taille qui puisse rentrer dans une boite à archive qu'elle a sous les yeux...
    Moi_"non mais là,il est beaucoup trop gros ton paquet, il rentrera jamais..."
    Elle_"haan [oui parce que la [C]RUCHONNE, en plus d'avoir un léger souci moteur, démare toutes ses phrases par un élégant "Haan" façon Marge Simpson mais en moins class et en plus picard] mais si il va rentrer" *en enfonçant du mieux qu'elle peut un paquet bien trop gros eu égard à la boite...*
    "CRACK" *fait la boite en désespoir de cause*
    Moi_"tiens, v'la les ciseaux pour couper la ficelle" [oui parce que dans les boites de l'Administration Française, les paquets sont ficelés, c'est plus joli]...

Et ce pendant 3 heures au moins, entrecoupées de bribes de conversation graces auquelles j'ai su qu'elle a un CAP, un bac pro, et presque un BTS, mais qu'elle l'a loupé d'un rien. Alors elle va faire une formation pour être secrétaire médicale et repasser son BTS en candidat libre. Mais elle sait taper sur un clavier d'ordinateur sans regarder ses mains [rien que pour ça je la deteste] "depuis au moins trois ans quand même haan...." [oui, des fois elle ponctue aussi ses phrase de son élégant "haan" margo-picard].

Mais la vraie souffrance arrive après cette épreuve des paquets, coincées dans une allée des archives qui fait même pas 80 cm de large.
La vraie souffrance arrive à midi, quand on a terminé, qu'on a plus rien à faire et que JP, notre chauffeur de la cantine nous dit "on partira vers midi et quart, ça vous va?" "Heuu... ouais, ok"
Nous étions à ce moment précis devant mon bureau, avec rien à faire pendant un quart d'ehure. Je me sert de ma chaise de burau comme d'une chaise, pour attendre, et vlà ti pas qu'elle prend appui sur MON bureau et qu'elle se met à me regarder. Insistement. Mes moindres faits et gestes. Sans rien dire. J'ai peur. [copie du texto envoyé à la Guitarra à ce moment précis: "J'ai peur : elle est là, devant moi, elle me regarde avec ses yeux de hyène neurasténique, elle m'opresse... Haaaaaaa! Dégage cruchonne!" [oui parce qu'en plus d'avoir un léger soucis moteur doublé d'un problème d'élocution, elle a aussi le regard hagard et peu engageant pour celui qui lui fait face]... Et pendant tout le temps de la rédaction du texto, elle me matait à n'en plus finir, et franchement, j'aurais donné cher pour partir. Mais c'est elle qui est partie la première. Soulagement. 

 

Des fois la [C]RUCHONNE, elle pense qu'elle n'est pas une [C]RUCHONNE et elle te sort des vérités que des fois ben moi j'aimerais pas entendre... "Avant sur le cours des 50 Otages, y'avait la Loire" dit-elle tout de go un midi à un nouveau Nantais. Alors moi je tente de réctifier le tir et d'ennoncer la vérité vraie: "Non, c'était l'Erdre au niveau des 50 Otages." "Non, c'était la Loire!" "non, je t'assure, c'était l'Erdre, j'ai fait une partie de mon diplôme sur cette question de l'eau à Nantes, tu peux me croire, c'était l'Erdre..." "Ouais" [mais quand même pas convaincue pour deux sous la [C]RUCHONNE].

D'autres fois la [C]RUCHONNE ne se rend même pas compte de ce qu'elle dit tellement elle est [C]RUCHONNE. "Haaan! [oui oui, toujours] Bah moi [oui parce que la [C]RUCHONNE reporte toujours tout à elle!] pendant juillet et aout je travaillais de nuit au centre de tri. Mais c'était cool hein! j'étais de repos trois nuits sur deux!" "Mais alors tu travaillais quand?" "Haan bah la nuit!" [je suis sure qu'elle a eu, à ce moment précis, envie de dire "t'es cruche ou quoi?" mais qu'elle a pas osée!]...

J'ai aussi dû lui apprendre à faire des noeuds coulants pour mon nouveau boulot à moi que j'ai. Un quart d'heure [au bas mot] d'explications, de travaux dirigés, de simulations pour qu'elle y arrive. Mais elle n'y arrive toujours pas.
Et aussi quand elle a des milliers de quittances, dans l'ordre, à déplacer pour les ranger toujours dans l'ordre, et ben qu'est ce qu'elle fait, elle déclasse tout! Et elle m'assure qu'elle a pris "les paquets comme ils étaient haan!" "ha bah oui mais, pourtant, c'est plus dans l'ordre!" "Haan bah je sais pas qui c'est qui l'a fait alors?" [ça doit être mon frère, sûrement!]

Y'a aussi eu le coup de la [C]RUCHONNE qui essaye de faire deux choses à la fois. Les femmes normalement constituées sont capables de faire au moins deux choses à la fois, parfaitement. Genre, conduire et se vernir les ongles, écrire un courrier pour les impots et faire une tarte aux oignons, changer une couche de leur progéniture adorée tout en discutant des états d'âmes de sa meilleure amie au téléphone pendant que son mari lui demande "elles sont où mes chaussettes? tu sais, c'elles avec des éléphants, assortie à ma cravate vetre..." ou encore faire du tennis en lisant Proust. Facile quoi! Et ben ma [C]RUCHONNE, en sortant du boulot, elle aime bien écrire des textos avec son téléphone qui fait plein de bruit dans le bureau quand il sonne. Sauf qu'elle fait ça en marchant... donc elle tombe comme une merde, comme ça, dans la rue. Hallucinant. Aucun obstacle en plus... meme pas de trottoir à monter... Moi, j'avoue, les chutes me font mourir de rire. Et là, sur mon vélo, et ben j'étais morte de rire. Mais quand même j'aurais été l'aider si elle ne s'était pas relevée tout de suite, en regardant autour d'elle si par hasard, parsonne de sa connaissance ne l'avait vue chuter. Elle ne m'a pas vu, morte de rie...

Et puis la [C]RUCHONNE, des fois elle dit des trucs que même Lapalisse il aurait pas mieux dit. Extraits:
     _Han mais des fois, l'ordinateur c'est bien hein! [je précise qu'il n'y a pas d'argument qui accompagne cette vérité, juste ça].
     _Ha bah les diesels, c'est sûr que c'est plus cher à l'achat mais c'est moins cher en essence quand même... [oui, alors on dira aussi gasoil, parce que sinon, ça sert à rien]
     _Oui, j'adore le foot... enfin... je suis AMATRICE de foot... [whow, quel vocabulaire!]
     _Je vois pas comment j'aurais pu mettre ces quittances là [en les montrant] dans ce paquet là... [c'est pourtant pas Benoit XVI – spécial dédicace à la Guitarra – qui les y a mises...]
     _Moi j'aime bien les long week ends...

Et tellement d'autres que je n'ai pas notés...
Mais je pense que vous avez là un bon apperçu de la chose...
Je fini mon nouveau boulot à moi que j'ai mercredi midi. Je ne la revérai plus... je vais essayer d'en profiter un maximum jusqu'à mercredi.

vendredi, 05 janvier 2007

[C]OUSINE TROP CONNE

Dans ma famille, il y a deux types de cousine: 1_ la cousine du coté de ma mère, qui est drôle, sympa, intelligente, qui fait partie de mes meilleurs amies et qui me manque quand elle n'est pas là pour Noël et 2_ l'autre cousine, celle du coté de mon père qui, malheureusement, a la bonne idée de ne jamais manquer un Noël.

Balzac avait une Cousine Bette, moi j'ai une [C]OUSINE TROP CONNE.
Je n'ai pas choisi ma famille. Et je le déplore. Mais si tel avait été la cas, cette note n'existerait pas...
Toujours est-il qu'avec cette cousine là [que, je le répète encore, je n'ai pas choisi], j'ai quoi? 5, 6 ans de différence? C'est pas énorme quand même, je devrais pouvoir la comprendre un minimum non? Je comprends à peu près bien mon frère avec qui 7 ans d'écart ne se font pas sentir... en tout cas pas comme ça! 
Et pourtant! Il y a comme qui dirait une incompréhension [commune et à mon avis réciproque] entre nous qui fait que je vais finir par la détester si je la vois plus de 2 fois par ans [j'ai compté: 2006: deux fois: anniversaire de grand mère commune et Noël!]. Et personnellement, je ne fais rien pour la voir. Donc tout va bien. Et elle non plus ne fait pas d'éffort... Donc je pense que cet accord tacite entre elle et moi nous fais nous porter mieux et c'est rant mieux.
Elle invite mes parents et mon frère à ses 30 ans et au baptème de sa fille mais pas moi. C'est vexant non? [jalouse moi? t'façon ses 30 ans, ils étaient complètement nuls... elle était toute bourée et n'arretait pas de pleurer... alors bon!] mais j'y serais pas allée...


Mais c'est pas ça qui la fait être une [C]OUSINE TROP CONNE. Non. Ce qui la fait être une [C]OUSINE vraiment TROP CONNE c'est son cerveau. Ou tout du moins la graisse qui semble lui faire office de cerveau! Ça doit pas être beau à voir!
Un seul exemple et vous comprendrez de quoi il en ressort: son film préféré de ces deux dernières années c'est: [tadammmmm!!! roulements de tambours...] LES 11 COMMANDEMENTS!!! Oui oui, le truc complètement débile [pas pour tout le monde apparemment] avec Mikaël Youn et ses copains qui se branlent, qui détruisent une maison et qui font du roller en ayant pris des sommnifères... [Non, promis je l'ai pas vu... mais je suis en train de lire le résumé sur AlloCiné... Affligeant!] Et moi, rien que ça, ça suffit pour dire qui est trop con et qui est pas trop con.
Par contre, elle a pas trop aimé Brice de Nice [celui là non plus je l'ai pas vu... mince alors!] Ça doit être trop intellectuel pour elle.

Affligent aussi le moment où je lui dis qu'on m'a offert un dictionnaire en trois volumes pour Noël... Elle regarde sa soeur, me prend par les épaules [je DÉTESTE qu'on me prenne pas les épaules!!!] et lui dit avec son ton de pouff si caractéristique "Ah bah ça hein... Cécile heuuuu... toujours un livre dans ses cadeaux hein... [c'est pas un livre connasse, c'est un dictionnaire!!!] Quelle intellectuelle!" Mais ta gueule espèce de gourde! Est-ce que je te demande quel est le dernier tome des Martine que tu ais lu? Alors forcément, j'ai stoppé net ma liste de cadeaux, évitant ainsi le deuxième dico et le livre reçu de ma copine É.
Quand sa fille est née au mois de juin, je m'étais dit que pour son premier Noël, je lui offrirais son premier Dictionnaire. Un vrai dictionnaire, un Larousse illustré d'adulte, édition 2006, année de sa naissance, histoire que plus tard, elle ait SON dictionnaire [remarquez, c'est pas sa mère [ma [C]OUSINE TROP CONNE] qui l'aurait beaucoup abimé!]  de SON année de naissance. Histoire de marquer le coup parce que j'adorerais avoir un dictionnaire de MON année. [D'ailleurs, je cherche un Larousse illustrée de 1982. Je suis acheteuse]. Mais en y réfléchissant, je me suis dit que ma pauvre [C]OUSINE TROP CONNE ne comprendrait pas le symbolique de la chose et qu'elle m'aurait dit "Mais Cécile, tu sais, à 7 mois, C. [je vous épargne le nom du bébé, ça vaut mieux pour tout le monde!] elle ne sait pas encore lire hein...!" [Ta gueule connasse!]
Alors j'ai préféré éviter. Et puis elle a qu'à être moins conne aussi. Et ptêt que sa fille aurait u quelque chose de ma part pour Noël!

En plus de ça elle parle fort, elle dit connerie sur connerie, elle pleure pour un oui pour un non, elle rapporte tout [ce qu'elle peut comprendre en tout cas] à elle, y'en a que pour elle et il faut toujours qu'on LA prenne en photo.
Pas d'autres mots sinon je vais m'énerver! Si ce n'est que ça fait bien 10 ans que je ne la supporte plus quand même!

À bon entendeur...

mercredi, 29 novembre 2006

[C]AMPAGNE

   "Je n'ai pas grand chose à dire à propos de la campagne: la campagne n'existe pas, c'est une illusion.

   "Pour la majorité de mes semblables, la campagne est un espace d'agrément qui entoure leur résidence secondaire, qui borde une portion des autoroutes qu'ils empruntent le vendredi soir quand ils s'y rendent et dont, le dimanche après midi, s'ils ont quelque courage, ils parcourront quelques mètres avant de regagner la ville où, pendant le reste de la semaine, ils se feront les chantres du retour à la nature.

   "Comme tout le monde, pourtant, j'ai été plusieurs fois à la campagne (la dernière fois, je m'en souviens très bien, c'était en février 1973; il faisait très froid). D'ailleurs, j'aime la campagne (j'aime aussi la ville, je l'ai déjà dit, je ne suis pas difficile) : j'aime être à la campagne: on mange du pain de campagne, on respire mieux, on voit parfois des animaux que l'on n'a pratiquement pas l'habitude de voir dans les villes, on fait du feu dans les cheminées, on joue au scrabble ou à d'autres petits jeux de société. On a souvent plus de place qu'à la ville, il faut le reconnaître, et presque autant de confort, et parfois autant de calme. Mais rien de tout cela ne me semble suffire à fonder une différence pertinente.

   "La campagne est un pays étranger. Cela ne devrait pas être, mais pourtant il en est ainsi; cela aurait pu ne pas être mais il en a été ainsi et il en sera ainsi désormais: il est bien trop tard pour y changer quoi que ce soit.
   "Je suis un homme des villes; je suis né, j'ai grandi, et j'ai vécu dans des villes. Mes habitudes, mes rythmes et mon vocabulaire sont des habitudes, des rythmes et un vocabulaire d'homme des villes. La ville m'appartient. J'y suis chez moi: l'asphalte, le béton, les grilles, le réseau des rues, la grisaille des façades à perte de vue, ce sont des choses qui peuvent m'étonner ou me scandaliser, mais de la même façon que pourrait me scandaliser ou m'étonner, par exemple, l'extrème difficulté qu'il y a à vouloir regarder sa propre nuque ou l'injustifiable existance des sinus (frontaux ou maxillaires). À la campagne, rien ne me scandalise; par convention je pourrais dire que tout m'étonne; en fait, tout me laisse indifférent. J'ai appris beaucoup de choses à l'école et je sais encore que Metz, Toul et Verdun formaient les Trois-Évêchés, que delta égale b 2 moins 4 a c, et qu'acide plus base donnent sel plus eau, mais je n'ai rien appris concernant la campagne, ou bien j'ai oublié tout ce que l'on m'avait appris. Il m'est arrivé de lire dans des livres que les campagnes étaient peuplées de paysans, que les paysans se levaient et se couchaient en même temps que le soleil, et que leur travail consistait, entre autre, à chauler, à marner, à assoler, à dessoler, à faluner, à herser, à houer, à sarcler, à biner ou à dépiquer. Les opérations que ces verbes recouvrent sont pour moi plus exotiques que celles qui président, par exemple, à la remise en état d'une chaudière mixte de chauffage central, domaine dans lequel je ne suis pourtant absolument pas versé.
   "Il y a, bien sûr, les grand champs jaunes sillonnés de machines étincelantes, les bocages, les parairies plantées de luzerne et les vignes à perte de vue. Mais je ne sais rien de ces espaces, ils sont pour moi impraticables. Les seules choses que je puisse connaître sont les petits sachets Vilmorin ou Truffaut, les fermes aménagées où le joug des boeufs est devenu suspension, où les mesures à grains sont devenues corbeilles à papier (j'en ai une, à laquelle je tiens beaucoup), les articles apitoyés sur l'élevage des petits veaux et la nostalgie des cerises mangées dans l'arbre."

HéHé...
J'avoue avec plaisir que ce texte n'est pas de moi. Et pour cause, c'est du Perec... oui oui, le Grand Georges Perec sur mon blog... Et cet extrait d'
Espèces d'espaces est tellement parlant, tellement ironique, tellement bon, que je me devais de le faire figurer ici même. J'aurais aimé écrire la même chose, à la virgule près [en changeant la date quand même, parce qu'en 1973, j'étais à 9 ans de ma naissance...]
Il dit tellement ce que je pourrais dire de la campgne que je crois que je vais le mettre dans mon diplôme. Il sera le chapitre Un de mon mémoire... Il sera le texte qui dit pourquoi je m'intéresse à la ville: parce qu'il n'y a rien d'intéressant à la campagne...

Merci Georges.

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